Vierges mutilées, Jésus décapité…

Suite des coutumes de deuil.

Du XIXème siècle jusque récemment, les familles gardaient une statue de la Vierge Marie chez eux. En cire ou en biscuit.

Mais en cas de mort dans la famille, à la guerre, en mer ou autrement, une main de la statue était volontairement brisée. Lorsqu’une Vierge a les deux mains brisées, deux morts avaient eu lieu.

Dans le cas d’un enfant, c’est l’enfant Jésus de la statue qui était décapité. Si l’enfant Jésus avait les bras ouvert, ce sont parfois ses mains qui étaient tranchées. Mais dans ce cas, uniquement pour des morts d’enfant(s).

Nous pensons toutefois que ce rituel, similaire aux mutilations d’objets dans les tombes et d’offrandes aux dieux, pourrait avoir un sens précis. Demander à l’Enfant Jésus d’accueillir le petit défunt et le conduire au Paradis.

Quant à la Vierge aux mains coupées, elle évoque sainte Brigitte (Perchta) et le conte de Grimm: la Fille aux mains coupées. Nous explorons cette voie.

Le Surnatéum possède quelques-une de ces anciennes statuettes.

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22/06/19