06/11/20
Oraison (prière) apotropaïque, encre sur papier XIXe siècle, trouvée dans un petit livre de prières.
Cette Oraison des Salamandres se trouve entre autre dans l’ouvrage le Comte de Gabalis* et est régulièrement reprise depuis (Petit Albert, Clavicules, etc.), chez l’abbé Julio et Eliphas Lévi.
*Cf. Le Comte de Gabalis, ou Entretiens sur les sciences secrètes, Paris, Barbin, 1670, p. 262-63.
Oraison pour se garder de notre des mauvais esprits
Ô père tout puissant
Ô mère la plus tendre des mères
Ô exemplaire admirable des sentiments
et de la tendresse des mères
Ô fils la fleur de tous les fils
Ô forme de tous les formes, âme
esprits. harmonie et nombre de
toutes choses, conservez nous
Protégez-nous conduisez-nous et
soyez nous propice amen
On la trouve également dans le Faust de Goethe.
Faust essaye de chasser le démon qui prend possession de son chien Barbet.
Que la Salamadre s’enflamme !
Que l’Ondin se replie !
Que le Sylphe s’évanouisse !
Que le Lutin travaille !
Nous avons une attirance particulière pour les remèdes magiques populaires.
Cette oraison est surtout utilisée par les coupeurs de feu traditionnels pour apaiser les brûlures, Calmer les inflammations cutanées aiguës comme le zona, l’eczéma suintant ou le psoriasis.
Elle s’inscrit dans un ensemble d’invocations pour les éléments (Sylphes –Air, Gnomes-Terre, Ondins-Eau, Salamandres-Feu) appelé la Conjuration des Quatre.
06/11/20