Le Testament de Holmes Watson

Amicalement dédié à Azoth

Nous avons trouvé peu d’informations sur Isabel Holmes Watson.

Sauf que son nom de famille était Holmes et elle avait épousé un certain John Watson dont elle avait eu un fils.

Elle est décédée le 30 octobre 1900 au 4 scalegill road moor row. Par son testament, daté du 20 juin 1900, elle lègue à son fils John Holmes Watson, le violon et la montre en argent de feu son mari.

A sa petite-fille Eva, elle laisse un bijou en or et son meilleur lit de plume.

D’autres legs – dont son piano – vont à sa fille Ethel.

C’est un certain Musgrave qui s’occupe de ses dernières volontés.

Tout ça ne serait somme toute que très banal si, Isabel n’avait pas été une admiratrice de Sherlock Holmes, ce qui semble évident lorsqu’on porte les noms du héros de sir Arthur Conan Doyle et de son meilleur ami, le docteur John Watson (ou John H(olmes?) Watson). Les aventures du détective lui offraient une échappatoire à une vie plutôt morne de femme à l’époque victorienne.

A la mort de Sherlock Holmes (publiée dans The Strand Magazine en 1893), tombant dans les Chutes de Reichenbach avec son ennemi Moriarty (The Final Problem), elle s’était sentie lésée par l’auteur de la nouvelle. Elle lui avait écrit par le biais du journal, mais n’avait jamais reçu de réponse.

Elle n’était pas la seule et 20 000 souscripteurs furieux s’étaient désabonnés du magazine à cette occasion.

Isabel avait donc décidé d’affronter l’impeccable logique du détective-conseil en proposant une énigme soigneusement élaborée et la cacher dans son testament. Cette énigme s’adressait à son fils John. C’est pour cette raison qu’elle lui léguait le “violon de Sherlock Holmes” (His Last Bow) – un instrument magnifique (une version française de 1745 d’un Amati) – et la montre en argent avec laquelle le docteur Watson avait tenté de mettre Sherlock en échec. (The Watch Deduction)

Après tout, Sherlock Holmes avait été une seule fois mis en échec par une femme : le personnage secondaire préféré d’Isabelle : Irène Adler (A Scandal in Bohemia – 1891).

En avril 1900, sachant que sa fin était proche, Isabel rédigea son testament. Elle fit référence à l’énigme du Rituel des Musgrave (The Adventure of the Musgrave Ritual – 1893), codée sur une feuille de papier, pour signaler que le testament contenait un secret bien camouflé.
Il existe d’autres références cachées dans le testament, mais pour les lire, il faudra consulter le document.

Isabel mourut paisiblement dans son lit de plume en songeant que Arthur Conan Doyle, spirite convaincu, la contacterait peut-être dans l’au-delà… Après tout à la période de Samhain, la frontière entre le monde des vivants et des morts est ténue.

En 1903, Sherlock Holmes revint d’entre les morts, ressuscité par son créateur. (On ne refuse pas facilement une offre de 45 000£ pour écrire 13 nouveaux récits)

Le testament, le violon et la montre de John Watson sont désormais soigneusement conservés au Surnatéum. Avec d’autres accessoires…

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28/04/21