Le Bonimenteur de fées

The fairy Hawker. (Mangaire na sióg)

“Step right up, ladies and gentlemen! Welcome to witness the Cottingley marvels? Do not walk into the glen empty-handed! Peer through the veil with the Aura Goggles, and hear the unheard with the Telluric Auscultator! Catch the fairies or your money back! Only a few shillings to secure your proof for Sir Arthur himself!”*

*(« Approchez, approchez, messieurs dames ! Soyez les bienvenus pour assister aux merveilles de Cottingley ! Ne vous aventurez pas dans le vallon les mains vides ! Percez le voile de l’invisible grâce aux Lunettes d’Aura, et entendez l’inaudible avec l’Ausculteur Tellurique ! Attrapez les fées! Satisfait ou remboursé ! Quelques shillings à peine pour rapporter votre propre preuve à Sir Arthur lui-même ! »)

En 1921, en plein cœur de l’engouement suscité par les articles d’Arthur Conan Doyle dans The Strand Magazine, un camelot peu scrupuleux a tout intérêt à installer ses tréteaux entre la gare de Bingley et Cottingley Woods, au croisement boueux juste avant Beckfoot Bridge. Particulièrement stratégique, cet endroit constitue le point de descente le plus direct pour les touristes et curieux arrivant des grandes villes comme Londres, Leeds ou Bradford.

C’est là, à la lisière des bois et au point exact où la route de campagne enjambe le ruisseau (the Beck), qu’il installe ce qu’il appelle pompeusement son «*Mobile Etheric Emporium». Le pont est étroit. Les groupes de touristes arrivant de la ville doivent ralentir, marcher en file indienne et s’arrêter si une voiture ou une charrette traverse. C’est le moment idéal pour capter leur attention. Le pont marque la frontière exacte entre la plaine dégagée et l’entrée sombre et boueuse des bois de Cottingley. Les gens ont peur d’entrer « non préparés » dans le domaine des fées. Le camelot leur vend la clé de la sécurité et de la réussite de leur passage.

Sa roulotte est garée discrètement en retrait, sous l’ombre d’un grand saule pleureur au bord de l’eau. Seul l’avant est visible. Il a jeté une grande bâche en velours sombre sur les boiseries peintes pour cacher ses origines de gens de voyage (Irish Traveller) et lui donner un air de “cabinet scientifique itinérant.”

Il va proposer divers accessoires indispensables au Chasseur de fées. Du plus simple et bon marché au plus sophistiqué.

Ayant une connaissance assez élémentaire de l’illusionnisme, il peut même démontrer l’efficacité de ses produits.

En 1921, la monnaie britannique utilise le système non décimal (£sd) : 1 livre (£) = 20 shillings (s) = 240 pence (d). À titre de comparaison, le magazine The Strand coûte alors 1s (shilling) et le salaire hebdomadaire moyen d’un ouvrier oscille autour de 40s à 50s. Le marchand peut adapter ses prix selon la crédulité et la classe sociale des voyageurs. 

Le camelot grimpe sur le marchepied de sa roulotte, tape trois coups secs au sol avec une canne en bois de sorbier, et balaie la foule des promeneurs d’un regard flamboyant. Son accent irlandais, chaud et théâtral, roule les « R » avec délice.

« Approchez, approchez, esprits curieux et fins limiers de la science moderne ! Ne restez pas là à piétiner la boue du Yorkshire sans savoir où regarder ! Je me présente: Thomas O’Malley, Fairiy Hunter & Trapper – (True Warding Relics & Ethereal Devices—Protect Your Home from Fairy Malice!)

Dans mes veines coule le sang des Filid*, les anciens poètes et voyants de l’Irlande éternelle ! Depuis dix générations, ma famille voit ce que le commun des mortels ignore. Là où vous ne voyez qu’une mare de boue, je vois les palais de nacre ! Nous avons vaincu le Bugbear, Jenny Greenteeth et un nombre incalculable de Pixies, malgré les flèches avec lesquelles ils nous bombardaient.

*(Dans l’ancienne Irlande, bien avant que les rois ne s’inclinent devant l’Église, les Filid n’étaient pas de simples poètes de cour. Non, non ! C’étaient des voyants-magiciens, la plus haute caste des érudits celtiques. Ils possédaient le Bua, le don de la double vue. Un vrai Fili pouvait maudire un roi tyrannique par un simple poème satirique, ou guérir une fièvre en murmurant aux arbres.)

Tenez, pas plus tard qu’au solstice dernier, dans les brumes des collines du Donegal, j’étais assis à la table de la Reine Mab en personne ! Oui, la Reine des Fées ! Nous avons partagé l’hydromel dans des petites coupes d’argent de la taille d’un dé à coudre. Elle n’est pas ravie de voir débarquer des cohortes de touristes londoniens avec leurs gros godillots ! Le Petit Peuple se cache, il se fâche, il ensorcelle les imprudents ! Et Cottingley n’abrite pas que de gentilles créatures ailées. Les Sluagh, les fées noires et esprits des morts abandonnés, rôdent aussi, prêtes à maudire votre bétail ou à vous faire perdre la tête dans les bois. Pour ceux-là, pas de pitié : le fer froid !

Alors, vous voulez les voir, ces fées de Cottingley ? Ou vous préférez rentrer chez vous les poches vides et l’esprit embrumé ?

 

« Pierre des sorcières. » (Hag Stone)
Ramassée sur les Downs, Eastbourne, Sussex.
« Connue dans le monde entier »
« Une autre méthode pour conjurer la sorcellerie consistait à attacher une pierre percée d’un trou naturel à la clé de l’étable. »

(trouvée par Wilhelmina Brodie Hall)

Hagstone, ou Odin Stone ou « Pierre à Fée »

  • L’entrée de gamme (petite pierre basique) : de 3 à 6 pence.

« Petite mais puissante ! Parfaite pour glisser dans la poche du gilet afin d’éviter que les esprits ne vous volent votre monnaie. »

Le prix d’un ticket de cinéma, d’une pinte de bière, d’une miche de pain ou d’un journal quotidien. C’est une somme que même un curieux des classes populaires ou un enfant peut dépenser sur un coup de tête.

  • Le modèle “premium” (grosse pierre polie ou avec un trou parfait) : de 1 à 3 shillings.

« Une pierre plus rare, permet de voir ou d’entendre les fées, mais également d’interagir avec elles. Elle annule le « Prestige », l’illusion créée par les fées. Elle permet également d’apercevoir les objets féériques abandonnés ou perdus par le Petit Peuple et de dénouer les sortilèges qu’ils lancent.”

The Lens of Oberon, The Ayr Witch’s Seeing-Stone, the Eye of Odin, the Stone of the Brahan Seer. Ces pierres ont des noms évocateurs, contrairement aux Hagstones bon marché. Ils permettent de voir les fairies, en particulier Les Tylwyth Teg (prononcé approximativement « teul-ouith taïg ») sont les fées des mythologies galloises. En langue galloise, leur nom signifie littéralement « la Belle Famille » (ou « la Famille Juste »).

C’est une somme plus conséquente (1 shilling équivaut à 12 pence). À l’époque, un ouvrier qualifié gagne environ 50 à 60 shillings par semaine. Payer 2 shillings pour une pierre est une vraie petite dépense de touriste de la classe moyenne.

 

  • Le modèle unique (la pierre à fée en corail fossile) : 10 shillings.

«The Avalon Reef-Lens  permet de voir les « fairies » aquatiques (Ondines et Nymphes) lorsqu’elles sont sous l’eau de la rivière Beck. » (Cottingley Beck).

Messieurs les érudits, approchez mais ne touchez qu’avec les yeux. Ce que je tiens ici est la reine absolue des pierres de vision. Oubliez le calcaire des rivières, oubliez même le jais poli de Whitby. Voici La Lentille des Récifs d’Avalon , sculptée dans un corail fossile d’avant le Déluge, arrachée aux profondeurs secrètes des mers celtiques.

Regardez à travers ces alvéoles préhistoriques. Cette matrice marine a connu le monde avant que les hommes ne l’abîment. Elle seule permet d’apercevoir l’île d’Avalon à travers les brouillards de la vallée ! Vous verrez s’élever les tours d’or et les rivages éternels là où les autres n’apercevront que de la vase et des saules.
Un seul exemplaire disponible pour toute l’Angleterre. 10 shillings pour franchir les siècles et contempler le royaume perdu ! Qui sera l’élu aujourd’hui ?

Une véritable somme (one “Crown”). C’est le prix d’un repas correct dans un restaurant ou d’un livre relié. Parfait si le vendeur cible un bourgeois londonien un peu trop crédule venu expressément pour capturer les fées.

 

Les lunettes à filtres colorés (Aura Googles) : 10s 6d (une petite fortune) – Inspirés des théories théosophiques de l’époque sur les auras, des marchands vendent des  lunettes dotés de verres teintés (souvent bleus ou violets) censés révéler le “plan astral” où vivent les fées. Pour fourguer ses lunettes “auriques”(qui sont en réalité de simples lunettes solaires), il utilise les arguments d‘Arthur Conan Doyle : “Les fées vibrent à une fréquence ultraviolette, invisible à l’œil humain non préparé. Ce verre de cobalt filtre la lumière grossière pour révéler l’éther.”

Les Selenite goggles ont les mêmes propriétés.

Lodgson’s Ethereal-Graph Plates, (Plaques photographiques “pré-sensibilisées”) : 5S 10d  – Des photographes locaux peu scrupuleux offrent des plaques de verre (marques Quarter-Plate ou Imperial) en affirmant qu’elles ont été baignées dans des solutions chimiques spéciales pour capturer le “fluide ectoplasmique” ou la lumière astrale des fées. En réalité, elles peuvent être pré-impressionnées en double exposition avec des silhouettes floues.

 

Le cornet acoustique : de 10 shillings à 1 livre (£1)Ce n’est plus un appareil pour sourds, c’est un Psychophone ou un Récepteur de murmures élémentaires (“The Elemental Whispers Receptor” ou “The Fairy Whisper Detector”). Il affirme que le cornet est capable de capter les ultra-sons, les battements d’ailes des fées et leurs rires cristallins, inaudibles à l’oreille humaine nue.

L’Ausculteur tellurique (“The Telluric Auscultator“) – de 7 shillings 6 pence (7S/6d) à 15 shillings –  La médecine militaire a fait de grands progrès avec les stéthoscopes pendant la Grande Guerre. Des marchands proposent des modèles modifiés (parfois appelés Fairyphones) pour “écouter le bourdonnement des ailes” dans les buissons ou le rire des fées sous terre.

 

« An Grena Mhov » (littéralement « La montre/boussole qui bouge par magie en langue shelta des Travellers irlandais »). « The Sidhe Seeker »: de 4s 6d à 7s 6d – Le spiritisme de l’époque utilise beaucoup le magnétisme. On vend des boussoles dont l’aiguille est légèrement faussée (ou très sensible), en expliquant que toute déviation soudaine indique la présence d’un champ d’énergie féerique. la Boussole Sidérale de l’Éther ! “Ce n’est pas la boussole de votre grand-père qui indique bêtement le Nord. Non ! Les ingénieurs de la science spirituelle ont altéré son magnétisme pour la synchroniser avec les courants subtils du Petit Peuple.”

 

Oculus infinitus of saint Brigid.(l’Oeil Infini de sainte Brigitte ) Offert gratuitement avec  une Hagstone. C’est le grand classique des légendes britanniques : un seul point sur l’œil, et le voile du monde mortel se déchire pour révéler le royaume invisible. Un point sur l’oreille et vous entendrez les fées.

Warding Salt of saint Wilfrid: “Béni sur le sanctuaire même de saint Wilfrid de Ripon ! Une seule pincée de ce Sel Sacré jetée dans l’eau, et aucune sorcière des rivières ne pourra jamais vous entraîner au fond ! Tracez un cercle sur le sol, et le Chien Noir des landes du Yorkshire passera son chemin sans vous voir ! Protégez vos enfants pour un penny seulement (la pincée) !

The Tinker Bells : 1S 6dIndispensables à porter en bracelet ou en collier, ces clochettes empêchent le promeneur d’être attrapé dans un « cercle de fées » (cercle de champignons) et de devoir danser jusqu’à l’épuisement total. Sans pouvoir en sortir. Qui plus est, ces grelots ont été utilisés pour jouer Tinkerbell dans la pièce de théâtre ” Peter Pan or The Boy Who Wouldn’t Grow Up.” jouée à Londres.

 

Le miroir de Tinkerbell: 10 shillings à 1 livre sterlingComme vous le savez, les fées adoooooorent se regarder dans les miroirs. D’ailleurs, outre les clochettes, ce miroir était l’accessoire indiquant la Fée Clochette dans la pièce de JM Barrie. Cet accessoire permettra d’attirer les fées et la partie arrière porte un poudrier pour y garder la poudre de fée mélangée à la poudre de riz. Vous offrant ainsi une éternelle jeunesse.

 

The Devil Iron of saint Dunstan: 6d – 6 pence est un prix magique

 

Fragments de la Coquille d’Y Ddraig Goch » : 1/2 Crown  Le Dragon Rouge qui orne aujourd’hui le drapeau gallois. Selon le mythe (rapporté par Merlin), il s’est battu dans les souterrains du château de Dinas Emrys contre un Dragon Blanc. Et a vaincu.

Messieurs, dames, ces fragments ne viennent pas de la surface. Ils ont été extraits des profondeurs de la colline même de Dinas Emrys ! Un mineur, en creusant près des fondations du vieux château de Vortigern, est tombé sur une faille oubliée, juste au-dessus du lac souterrain asséché. C’est là, dans l’empreinte de la roche où le Dragon Rouge a brisé sa coquille avant d’affronter le Blanc, qu’ont été ramassés ces précieux éclats. C’est la pierre de la résistance celte !  Regardez ce qui reste de la descendance du dragon blanc.»

Les fées craignent cette pierre plus que le fer froid, car elle est plus vieille qu’elles ! Posez-la dans votre poche, et aucun sortilège de Cottingley ne pourra altérer votre esprit. Une demi-couronne pour un morceau d’éternité, c’est donné ! »

 

The Beech Witch-Whistle: de 1S à 2S  – « C’est un sifflet en bois de hêtre sacré, taillé à la pleine lune. Sa fréquence imite le cri du roitelet huppé, le messager secret du peuple de l’air ! ».  (Note: En août 1921, Arthur Conan Doyle a envoyé un célèbre médium et clairvoyant, Geoffrey Hodson, à Cottingley pour valider les dires des deux fillettes (Elsie et Frances). Dans son livre d’enquête officiel, Hodson écrit noir sur blanc qu’il a observé de ses propres yeux des elfes des bois s’amuser précisément sous les hêtres du vallon (« under some beech trees »). 

« Vous savez comme moi, cher monsieur, que les anciens Druides appelaient le hêtre l’Arbre aux Vœux ! Ce n’est pas un hasard si les fées de Cottingley ont choisi d’apparaître sous les hêtres du ruisseau. Le bois de ce sifflet capte cette vibration sacrée. C’est l’héritage de la Reine des bois entre vos mains !

 

The Silver Cradle Sentry (the Kiss of Peter Pan): de 10 s à 20 s – « Approchez, messieurs dames, approchez ! Vous venez voir les fées de Cottingley ? Vous venez photographier l’invisible ? Grand bien vous fasse ! Mais prenez garde ! Sir Arthur Conan Doyle lui-même l’a écrit dans le Strand Magazine : le Petit Peuple est de retour, et ils ont faim d’enfants humains !

Regardez cet objet. Ce n’est pas un simple jouet, non ! C’est la Sentinelle d’Argent du Berceau! Regardez cet anneau taillé dans l’os d’un cerf blanc des Highlands et ce gland forgé dans l’argent le plus pur. Vous entendez ce tintement ? (Il secoue le grelot au nez d’une mère). Ce son perce les tympans des esprits malins ! Une fée s’approche du berceau pour vous voler votre précieux bébé et vous laisser un horrible changeling rabougri à la place ? Un seul coup de ce grelot et la créature s’enfuit en hurlant vers son royaume souterrain !

Ne laissez pas le vallon de Cottingley briser votre famille ! Le prix de la sécurité de votre enfant ? Pas dix livres, pas cinq livres… seulement 15 shillings aujourd’hui, le prix d’une vie sauve ! Qui prend le dernier rempart contre les forces de l’invisible ? Prenez-le avant que les fées ne s’en emparent ! »

 

The Sidhes’ Marbles (les billes du Petit Peuple) – 1s (2s 6d, celle de la reine Mab-The Queen Mab’s Sovereign Pearl ):

« Voyez ceci, messieurs ! Ce ne sont pas des fossiles, ce sont des Shides‘ Marbles ! Ramassées  dans les grottes de l’Ouest de l’Irlande . Et quand les Grogochs et les Nymphes s’enfuient à l’aube, ils laissent leurs billes derrière eux.

Vous voulez voir une vraie nymphe à Cottingley ? Ne cherchez pas en l’air. Posez une de ces Sidhes’ Marbles au bord du ruisseau, cachez-vous derrière un sorbier, et attendez. Une nymphe ne résistera jamais à l’envie de récupérer une bille de jeu perdue.

Un shilling pour toucher le jeu du Petit Peuple !

Mais ne vous trompez pas, les Sidhes étant parfois taquins, ces billes de calcaire (pisolithes) parfaitement calibrées font d’excellentes munitions magiques. Propulsées d’un souffle, ces perles peuvent désorienter les intrus ou transformer le contenu d’une bourse humaine en vulgaires cailloux.

 

 

Ovum Anguinum, Glain Neidr , l’Œuf de Serpent des Druides »: 1 livre sterling et 10 shillings (soit £1 10s). 

« Regardez cette pierre. Ce n’est pas une simple roche, c’est un « Ovum Anguinum, l’authentique Œuf de Serpent des Druides ! Les anciens prêtres de cette île les recueillaient lors des nuits de solstice. Voyez ces lignes parfaites gravées dans la matière : ce sont les cinq sentiers lumineux tracés par les ondines et les gnomes lorsqu’ils ont insufflé leur magie pour pétrifier l’écume.

L’amulette ultime pour repousser les malédictions, guérir les morsures de serpent et soigner les maladies du bétail.

« N’ayez crainte, bonne dame ! L’Œuf de Serpent que voici n’attire que le peuple de la Cour Seelie. Les fées Seelie sont douces et pures ; elles reconnaissent la vibration de cette pierre druidique et viendront danser autour de vous. Et vous pourrez les photographier en toute quiétude. C’est un bouclier absolu contre les malices du peuple Unseelie ! »

 

Pour les druides/magiciens comme Merlin, son vrai nom est Glain Fáil (L’Œuf du Destin).  Glain Neidr ultime, il permet de convoquer la reine Mab elle-même, à condition de maîtriser la sorcellerie et de posséder le Mab-Méirin. Il est la pierre de royauté chez les fées, l’équivalent de la Pierre de Fal (Lia Fáil ) de la mythologie celtique irlandaise.

Et il possède des pouvoirs que vous n’imaginez même pas.

«À ce prix-là, c’est l’assurance d’avoir votre propre cliché dans le prochain numéro du Strand!” »

 

La pièce ultime, The Thimble of Queen Mab (Mab-Méirin): 3 livres sterling et 10 shillings (£3 10s)

« Regardez bien cette merveille, messieurs dames ! Ce n’est pas un dé à coudre fabriqué par la main grossière d’un simple artisan de Birmingham. Voyez ce visage figé dans l’argent pur. Ce que vous avez sous les yeux, c’est le vrai visage de la Reine Mab, la souveraine de la Cour Seelie!

Comme Wendy Darling, ce dé peut vous faire entrer au Pays Imaginaire. Comme le dé à coudre d’Alice, il revient toujours chez son propriétaire légitime.

La méthode secrète pour vos photographies : Ne glissez pas ce dé sur votre doigt pour coudre. Non ! Placez-le directement sur le bouton déclencheur de votre appareil photographique en cuivre. Lorsque votre doigt pressera la tête de la Reine Mab, son fluide d’argent traversera le mécanisme au moment exact où l’obturateur s’ouvrira. C’est la seule et unique façon de capturer la véritable forme spirituelle des fées sans qu’elles n’apparaissent comme de simples taches floues sur vos plaques !

Le camelot montre également quelques trouvailles faites par des gens qui utilisaient ses accessoires: des flèches de fée (fairy arrows3 shillings et 6 pences (une demi-couronne)  la pointe), une chaussure de Leprechaun ramenée d’Irlande (placez-y une pièce de 6 pence et bénéficiez de la chance du leprechaun) et d’autres merveilles. “The “Black Flint Scian” of the Bluebell Wood Boggart  (Le poignard en silex noir du Boggart). Il y a des reliques comme les bras momifiés d’une Jenny Greenteeth,  la canine du Bugbear (l’ours spectral noir), la mâchoire pétrifiée du Nuckelavee ou la dent du Barghest (le chien de l’enfer). On trouve même une version miniature de Dord Fiann  – le cor de chasse des Fianna (guerriers mythiques de l’Irlande).

The 9 « Hazelnuts of Segais »

Pique-nique à Cottingley

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07/09/26