Tambourin Divinatoire des Roms

Ce tambourin “sorcier” (chovihanescro bûklo) et les pièces divinatoires proviennent de l’ensemble Prikaza (coffre de Darabardi/Drabarni/Sorcière) du Surnatéum.

Quoique que les romanis n’utilisent pas particulièrement la divination entre eux, ils en font une excellente activité lucrative auprès des «gadjés».

La lecture dans le marc de café, les feuilles de thé, les cartes (tarots au autres), les dominos, la chiromancie ou les osselets font partie des moyens traditionnels.

Parfois, la céromancie est employée pour détecter une maladie. La cire d’une bougie est versée dans de l’eau et prend une forme particulière.

Le tambour et/ou tambourin divinatoire est également en usage, particulièrement en Hongrie.

Des formes (cercles ou lignes) sont dessinées sur la peau du tambourin et des osselets et pièces divinatoires sont placées sur la peau tendue. Avec ses doigts ou à l’aide d’une baguette, la devineresse (il semble que ce soit une activité essentiellement féminine) fait vibrer la peau et les objets se déplacent. L’oracle est ensuite interprété.

Dans d’autres cas, 9 (à 21) graines de pomme épineuse (datura stramonium) sont posées sur la peau*. Sur le tambour hongrois, on favorise les haricots comme pièces divinatoires.

Citons également le Tympana, une version de cette forme de divination créée par Katlyn Miller (citée par Max Maven dans son livre “Max Maven Book of Fortunetelling” – p. 51, Prentice Hall NY)

Il est possible d’associer ce type de divination au tambour des noaidi samis (chamans) et des paniers à secouer Tchokwe, Luba et associés. Voir à ce sujet notre collection d’instruments oraculaires africains.

Matériau : Bois, peau, os, coquillages (porcelaines), dés en os, tissu, fragment de fourrure d’ours.

Prikaza, une lignée de sorcières.

Le tambour, outil sorcier de divination chez les Roms

*Leland – Gypsy sorcery and fortunetelling (1891)

 

| Revenir aux articles

14/07/21