La Bannissement des Vampires (1893)

La superstition de l’existence des vampires parmi les Slaves, les Roumains et les Grecs dans les pays du bas Danube (les Balkans) est encore bien vivante aujourd’hui, malgré tous les efforts pour donner une explication acceptable (scientifiquement).  

vampirbannen1893b_zps33459d7e

Cette superstition  réapparaît quand, peu de temps après la mort d’un membre d’une famille, plusieurs autres meurent ou tombent malades et disparaissent ainsi. Les gens crédules sont convaincus que la première victime était un vampire qui sort de sa tombe chaque nuit, et retourne  chez les membres de sa famille pour sucer le sang qui lui redonne vie, et ainsi prolonger sa / son existence fantomatique pendant un certain temps. Cette croyance aux vampires est probablement l’une des formes les plus terribles de la croyance aux démons et fantômes et conduit souvent à la profanation de cadavres et de cimetières. Dès que les habitants d’un village roumain sont convaincus qu’une personne récemment décédée se conduit comme un vampire, ils appliquent la méthode traditionnelle de bannissement du fantôme. Par une nuit de pleine lune*, un certain nombre d’hommes courageux se rendent au cimetière et déterrent le cadavre du vampire. Ce n’est pas une tâche très difficile car les Roumains n’enterrent leurs morts que deux pieds sous terre. Il est généralement admis que si le cadavre est bien conservé, c’est la preuve qu’il est un vampire. Les hommes enfoncent ensuite une pointe de métal à travers la poitrine du cadavre, tirent plusieurs fois dessus (voir photo à la page 324), puis l’enterrent à nouveau, croyant que le vampire va maintenant être incapable de se lever et de les infecter plus longtemps. Parfois, ils coupent la tête du cadavre. Mais pour éliminer un vampire il est jugé essentiel que son corps soit percé d’un pieu car c’est la seule chose ce qui tue effectivement le vampire, qui continue de vivre dans un corps apparemment mort, et suce le sang de ses parents pour le garder en état.

Das Bannen des Vampirs in Rümanien, dans Illustrirte Chronif der Zeit 1893.

*note : et généralement un samedi.

| Revenir aux articles

21/06/15