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Vous avez envie de pratiquer l'illusionnisme différemment, d'avoir un close-up plus efficace, d'utiliser de vraies techniques underground à l'efficacité redoutable, de monter des spectacles...

Prenez donc contact avec nous, vous serez étonné de notre disponibilté.

Nous pouvons également effectuer des prestations en extérieur et prêtons parfois des objets sous certaines conditions.

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Christian Chelman est le Conservateur actuel du Surnatéum, un Cabinet de Curiosité essentiellement consacré aux magies qui hantent nos civilisations depuis l’aube de l’humanité. Christian Chelman se consacre entièrement à l'étude de la magie sous toutes ses formes.

Depuis des années, il explore autant l'illusionnisme et la prestidigitation dans leurs aspects les plus inconnus que la magie et la sorcellerie dans l'Antiquité, dans les sociétés secrètes et chez les peuples dits "primitifs." Attiré par les connaissances interdites, fasciné par les mythes, légendes et superstitions du patrimoine humain, il exhume de l'oubli d'étranges histoires. Comme Schliemann qui découvrit Troie dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le Conservateur et ses collaborateurs traquent les objets de légende oubliés, enfouis sous la poussière des ans. Son étrange personnalité lui ouvre bien des portes, celles de bibliothèques occultes, de collections démoniaques, d'antres de magiciens maudits et de tripots infâmes...

Au cours de nombreux voyages, rencontres et recherches, il a rassemblé une unique collection d'artefacts magiques pour le compte du musée, preuves irréfutables de la présence du surnaturel et du fantastique au sein de nos sociétés. Cette collection se trouve à Bruxelles, au centre de l'Europe.

Christian Chelman, est l’auteur de plusieurs ouvrages traitant de l’illusionnisme contemporain : Capricornian Tales (USA), Légendes Urbaines (France), Compendium Sortilégionis (Suisse), Hauntiques (GB). Il est vainqueur du Tournoi de Magie Mc Millan à Londres en 1993 (un des plus grands tournois de magie rapprochée en Europe) avec le spectacle Delirium Magicum. Il donne des séminaires sur l’illusionnisme et travaille régulièrement au Magic Castle (Hollywood – USA). Monsieur Chelman se produit également comme illusionniste pour le milieu de l’événementiel et donne des séminaires sur la communication et la manipulation par le langage. Monsieur Chelman est un spécialiste du jeu des gobelets, outil principal de l’escamoteur. Il a produit une vidéo à l’attention des étudiants en illusionnisme à ce sujet.

Au sein du Surnatéum et parfois en extérieur, Christian Chelman conte et réactive les antiquités hantées pour le plus grand plaisir de ses invités.

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13/08/13

Anzone

Origine Ghana (probablement début XXè siècle)

 

Description : Ensemble de chasseur traditionnel Ghanéen, le Dozo – (/Akan ?) composé d’une veste de chasse appelée Baktari/Fugu (Tissu,cuir, éléments animaux et végétaux) recouverte de charmes ; d’un Poupou (fusil de chasse traditionnel) , d’un fétiche composite fabriqué autour d’une lance (Ashanti, bois, métal, dent de requin géant, perles, fibres animales et végétales, cuivre…), d’une poire à poudre (cuir bois), d’un sifflet de chasseur (bois/type Burkina-Faso) La sculpture au sommet du fétiche est typique de la Côte Ouest de l’Afrique (Ancienne Côte des Esclaves/ Acajou d’Afrique- Khaya Anthoteca) – Acquisition en provenance d’un ancien cabinet de curiosité..

 

Dossier : Histoire du Chasseur Kofi Mensa Adofo Asaaseasa*, à partir d’un conte traditionnel raconté dans les villages côtiers à la frontière du Ghana et du Togo.

Le vieux chasseur nomade portait son destin dans son nom. Il avait parcouru toute l’Afrique de l’Ouest pour traquer le lion, la girafe, et même le buffle – le dieu de la brousse. Parfois dans les réunions des membres de sa caste, il aimait à rappeler ses exploits en mimant les traques les plus fameuses. Mais aucune de ses prouesses ne pouvait rivaliser avec celles de Mambi, Soundjata, Fara Makan Bombotè ou Biton Coulibaly, les héros mythiques dont les histoires étaient chantées par tous les griots.

Une nuit, il eut en rêve la vision d’un monstre terrorisant les pêcheurs des villages côtiers aux environ de Keta et d’Anloga.  Devinant que son moment de gloire était venu, il prit son sac, son vieux fusil, sa lance traditionnelle, et se mit en route.

Au fur et à mesure qu’il se rapprochait de son but, les échos du monstre se faisaient plus alarmants. Personne ne savait ce qu’était exactement la bête, on parlait d’une créature géante, à côté de laquelle les plus grands requins blancs ressemblaient à des crevettes. Son malaise s’amplifia, il n’avait jamais eu le pied marin et commençait sérieusement à douter de pouvoir affronter une telle créature. On parlait aussi de pirogues de mer déchiquetées d’un seul coup de mâchoire et, peu des pêcheurs tombés à l’eau avaient pu revenir sur la plage. Mais la ruine et la famine menaçaient ces populations, car plus personne n’osait s’aventurer sur l’eau.

Arrivé au village le plus dévasté par les exactions du monstre, le chef lui offrit l’hospitalité. Il remercia chaleureusement le chasseur de son aide, mais doutait sérieusement de la possibilité de tuer le monstre. Trois maîtres traqueurs avaient déjà payé leur audace de leur vie sans même égratigner la créature.

Kofi Mensa Adofo Asaaseasa, le courageux chasseur ne se laissa pas impressionner. Il tira de son sac quelques noix et petits objets divinatoires et les lança sur le sol. Les oracles n’annonçaient rien de vraiment bon, son fusil ne tuerait pas la bête ; mais il remarqua l’oracle de la pointe de lance posée sur « l’œil » (un coquillage blanc circulaire).

Il annonça au chef que s’il trouvait quelques piroguiers courageux pour le mener près du monstre, il l’affronterait.

Le soir, les pêcheurs lui offrirent une fête digne de son courage, et des volontaires se présentèrent pour naviguer. Il passa une bonne nuit de repos et, le lendemain, matin, prépara son fusil et ses armes. Il espérait que la poudre resterait assez sèche sur l’eau.

La pirogue de mer était assez belle, peinte en bleu avec les bords rouges, elle se voyait à bonne distance. Le bateau navigua vers les lieux que hantait le monstre, à proximité des meilleures zones de pêche. Après une bonne heure d’exploration, un des pêcheurs repéra une gigantesque ombre sur la mer. Et la panique s’empara des rameurs. L’ombre faisait une tâche d’environ 20 m sur la surface de l’eau et ne provenait pas d’un nuage, le ciel était limpide. Et tout à coup, un gigantesque aileron fendit l’eau. Un des piroguiers hurla « Anzone » (requin). La bête était immense, mais pour l‘instant, ignorait l’embarcation.

Le chasseur arma son poupou, visa ce qu’il croyait être la tête du monstre et, malgré une position instable, tira. La balle disparut sans même déranger le requin géant. Mais il venait de changer de direction et se dirigeait maintenant vers le bateau. Personne n’en menait large à bord, et les piroguiers commencèrent à pagayer avec frénésie. Kofi, posa son fusil et s’accrocha à sa lance. Il n’avait aucune chance de tuer une bête pareille avec une arme aussi fine, mais il se rappelait de l’oracle. Il prit position et le monstre fonça sur l’embarcation en ouvrant une gueule énorme. Une manœuvre d’esquive permit aux piroguiers d’éviter le choc frontal mais le monstre planta ses dents dans l’arrière du bateau. Déséquilibré, le chasseur bascula vers le requin et, en tombant, enfonça de toutes ses forces sa lance dans l’œil de la créature. Sous la douleur soudaine, le requin géant eu un soubresaut qui envoya le chasseur et sa lance dans l’eau, avec quelques piroguiers. Les hurlements de terreur fusèrent, mais la bête disparut dans les abîmes.

La pirogue ne se retourna cependant pas et tous les passagers finirent par regagner la côte, sains et saufs. Le plus traumatisé était certainement le chasseur qui tenait encore un fragment de lance en main.

Le soir, on fit la fête aux héros du jour, la lance fut transformée en fétiche avec une des dents du monstre qui était restée plantée dans le bois de la pirogue. On lui offrit un nouveau vêtement de chasse** et un meilleur fusil. Les reliques de la chasse furent conservées pour honorer son nom et son exploit.

 

Notes :

–          *Kofi (né un vendredi – Voyageur) Mensah (troisième enfant ) Adofo (Chasseur / guerrier fameux et courageux) Asaaseasa (celui dont le corps ne sera pas enterré, mais finira dévoré par les bêtes sauvages ou les cannibales).

–          La taille de la dent de requin sur le fétiche permet d’estimer que la taille de la bête faisait au moins 20 m. Il s’agit probablement d’un carcharodon mégalodon, ancêtre présumé du Grand Requin Blanc, censé avoir disparu il y a 1.6 millions d’années. Mais d’autres témoignages encore, laissent penser qu’il a survécu.

–          **Une amulette tombée dans l’eau perd son pouvoir de protection.